Liste citoyenne et écologiste

Covid-19, confinement et énergie

Selon un article récent de Carine Sebi, universitaire grenobloise, la consommation totale de l’énergie en France pourrait baisser de 2 à 7 % en 2020, selon la durée du confinement et la vitesse de reprise de l’économie, le chiffre le plus plausible aujourd’hui selon l’article étant une baisse de 6.5 %.
Parallèlement, cette baisse de la consommation entraînerait, avec le même panier énergétique, une baisse des émissions de gaz carbonique jusqu’à 8.3 %.

Ces estimations sont notamment basées sur une baisse de la consommation énergétique de 35 % dans les secteurs tertiaire et industriel et une chute de 80 % du trafic passagers, sans modification du trafic marchandises ou de la consommation de l’agriculture.
Par contre, la consommation domestique devrait logiquement croître avec le confinement et le télétravail, de l’ordre de 15 %.
Bonnes nouvelles pour l’environnement !

impact sur la consommation d'energie finale

Du côté des mauvaises nouvelles, la baisse du prix du baril de pétrole pourrait permettre à l’éthanol américain (50 % des volumes mondiaux, à base de maïs) et brésilien (30 % de la production mondiale, à base de canne à sucre) d’arriver dans nos réservoirs automobiles, sous forme de E10 ou de E85. Mauvaise nouvelle pour la planète que de faire traverser les océans à un agro carburant !

Nous, consommateurs, pouvons sans doute aider la planète en étant plus vertueux à l’avenir.

  • Si nous avons été contraints de limiter nos déplacements automobiles pendant le confinement, ne pourrions nous pas les réduire même hors confinement ?
  • Pouvons nous réduire notre consommation de colis de toute nature, colis dont les coûts énergétiques de livraison majorent encore le coût environnemental de production en Chine ou ailleurs ?

Si nous remettions en cause notre boulimie de voyages aériens de l’autre côté du globe, en partie financée par une détaxation du kérosène , elle-même basée sur un accord international visant à relancer le transport aérien, et datant de 1944 !
Accord qui n’empêche pas les états de prendre des mesures pour leur trafic intérieur.

A l’échelle de Chabeuil, une municipalité doit aussi faire évoluer ses pratiques, en matière de consommation d’énergie, de valorisation des déchets ; elle peut améliorer encore si possible l’efficacité énergétique des bâtiments, l’offre de transports en commun ou favoriser les déplacements doux.

Moins de pollution, plus de respect de notre environnement, c’est plus de place pour la biodiversité et un respect accru de la nature qui nous héberge et nous nourrit.

N’oublions pas l’économie, en termes d’économie durable, la commune doit aider à la création d’activités circulaires : réparation d’objets du quotidien, agriculture et consommation, artisanat et tourisme local.

La période est difficile, mais elle est aussi propice à une réflexion personnelle et collective sur nos fonctionnements actuels et leur durabilité, agissons !

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